La créatrice

Après des études de philosophie, Maud Perl apprend le tissage et la teinture. Elle est designer pour une société anglaise de décoration qui fait tisser ses soies à la main en Inde. Puis coloriste pour une usine américaine. Avec les tissus qu’elle crée, elle invente des vêtements pour elle, puis pour ses amies et très vite elle ouvre sa première boutique à Paris sur les quais de la Seine. C’est là qu’elle développe ses recherches sur la couleur.

D’autres boutiques suivront et ses collections seront diffusées à travers le monde : New York, Tokyo, Londres, Milan…etc.Parallèlement, Maud Perl crée des costumes pour le cinéma et l’opéra.

La Maison Maud Perl

Une tradition réinventée.
Plus tournée vers une construction des formes justes et pures que vers une modernité obligée, Maud Perl interroge d’abord les matières : toutes sortes de textures de soie, parfois mélangées à du lin, du coton, du cashmere ou de la laine.
Les matières, tissées à Lyon pour la plupart, parfois en Italie, sont prétexte à trouver de nouvelles nuances suivant qu’elles sont fluides, raides, mates ou brillantes, floquées, ouatinées, surpiquées, plissées ou brodées…
L’équation de la soie et de la couleur, appliquée à une fabrication artisanale dans son propre atelier parisien, permet à Maud Perl de relier des époques et des contrées – proches ou lointaines – à des savoirs d’aujourd’hui.
Nomades de la mode, les vêtements Maud Perl traduisent au-delà de leur fonction une recherche de l’essentiel à travers un patient travail sur les teintures et une approche érudite des étoffes.
Ils traversent le temps et habitent la ville avec évidence, porteurs d’une harmonie secrète.

L’éloge de la couleur.
La couleur disparait au même titre que les saveurs ou les senteurs. En sacrifiant à la tyrannie du noir, nos sociétés se privent de diversité, d’énergie et de lumière.
Maud Perl tente de revivifier un savoir oublié où les couleurs participent de l’enchantement du monde : elle en a archivé plus de 2 000. Cette recherche rejoint une certaine « écologie de l’esprit ».
L’alchimie de la soie et des pigments produit une matière vibrante, proche de la peinture. « S’habiller en couleur implique aujourd’hui créativité et liberté. C’est un luxe véritable, non ostentatoire, un luxe mental.